UAC: Marius Kuessi SOHOUDE prend les rênes du SNES

par La rédaction

 

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Le poste de secrétaire général du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNES) est désormais occupé par Marius Kuessi SOHOUDÉ. Ainsi en ont décidé les membres du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur au terme des travaux du 11è congrès ordinaire dudit syndicat. Le nouveau bureau qui a pris les rênes du syndicat a été installé par les anciens membres du bureau. Lequel bureau a été dirigé par le Professeur Chrysal KENOUKON. La cérémonie de passation de charge qui s’est tenue ce jeudi 05 septembre 2024 a eu pour cadre l’Ecole Nationale de l’Administration de l’Université d’Abomey-Calavi. Ce fut une occasion pour les membres des deux bureaux d’échanger sur la vie de leur syndicat, de faire des recommandations et de prendre de nombreuses résolutions pour une gestion optimale des intérêts de leurs syndiqués. C’est donc à juste titre qu’un véritable chapelet de revendications ont été mises en exergue et ont occupé une place de choix dans les échanges lors de cette cérémonie de passation de charges. Laquelle de passation annoncée comme une simple formalité d’usage au départ finira par prendre l’allure d’un véritable passage en revue des nombreux problèmes que minent l’enseignement supérieur et font partie du quotidien des enseignants dispensant les cours dans les temples du savoir que sont les universités publiques du Bénin. Tant les préoccupations étaient importantes et légitimes et la volonté d’y trouver de solutions adéquates inévitable.

Le processus de recrutement et de reclassement des enseignants du supérieur tient le nouveau bureau du SNES à cœur. Pour le nouveau bureau, c’est une question primordiale dès lors qu’elle joue un rôle important dans l’établissement des emplois du temps par le chef du département et de son adjoint et par ricochet dans les activités pédagogiques. Puisque c’est sur la base des enseignants disponibles que l’emploi du temps est toujours établi. La réfection des infrastructures existantes, à défaut d’en construire de nouvelles, fait aussi partie des questions qui préoccupent le nouveau bureau du SNES.

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« Pendant trois ans, nous avons travaillé dans des salles de cours et amphithéâtres malpropres parce que les autorités ont décidé de faire autrement. Mais nous exigeons des conditions optimales de travail parce que cela ne peut pas continuer ainsi. C’est pourquoi nous en appelons à la réfection des salles de cours » , a laissé entendre un membre du bureau sortant. Abordant dans le même sens que son prédécesseur, un autre membre du bureau sortant a invité les autorités rectorales et bien entendu celles en charge de l’enseignement supérieur au plus haut niveau dans notre pays, à prendre des mesures qui s’imposent afin que la rentrée s’effectue dans les conditions optimales. Pour lui, pour une rentrée apaisée, il faille payer enfin les primes de publication qui tardent à sortir des comptes du trésor public. « Nous savons tous que c’est un acquis. Quand ce n’est pas payé à temps notamment dans le mois de septembre, c’est souvent compliqué », a-t-il ajouté avant de continuer en ces termes. « Nous demandons avec instance aux autorités d’accélérer tous ces processus là afin que la rentrée au niveau des enseignants du supérieur soit effective et paisible. « Nous pensons que ce serait une façon d’encourager ces enseignants du supérieur qui, je l’avoue sont animés depuis des années d’un sentiment d’être persécutés, négligés depuis l’avènement du régime en place malgré les prouesses enregistrées dans d’autres secteurs d’activités dans le pays », fera-t-il savoir plus loin en guise de conclusion. Le non paiement des heures supplémentaires n’a pas échappé aux échanges entre les membres du SNES. « Les entités sont invitées à payer les heures supplémentaires alors qu’elles n’ont pas suffisamment de moyens pour le faire, s’est empressé de dire un autre membre du SNES » avant de poursuivre en ces termes à l’endroit du nouveau bureau :  » il faudrait que ces questions qui sont très actuelles et très importantes soient rapidement réglées. Comme on devrait s’y attendre, toutes ces questions sans exception ont reçu un écho favorable de la part du bureau entrant dirigé par le professeur Marius Kuessi SOHOUDE qui au nom de ses pairs a pris de fermes engagements afin que toutes ces revendications connaissent un réel aboutissement dans un meilleur délai. En d’autres termes, face à ces légitimes revendications, la réaction du nouveau bureau ne s’est pas faite attendre. C’est donc à juste titre que de fermes engagements ont été pris par le nouveau bureau. A cet effet, le nouveau secrétaire général du SNES fera savoir ce qui suit. « Redynamiser notre syndicat et le monde syndical en général à redonner confiance aux collègues qui ont perdu confiance et ceux qui hésitent encore. Telles seront visiblement les premières actions du nouveau bureau. La question du registre des membres n’a pas été occultée ici.

*Les défis à relever et l’engagement du nouveau SG au nom de ses pairs*

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 » Nous nous engageons à faire face à ces nombreux défis et nous comptons sur les membres des anciens bureaux ». Plus loin, le nouveau secrétaire du SNES, Marius Kuessi SOHOUDE n’a pas manqué d’inviter le gouvernement à accélérer le processus de recrutement des 423 nouveaux assistants en cours. C’est donc à juste titre qu’il fera savoir qu’il faudrait que le processus soit accéléré pour que ces collègues soient disponibles à la rentrée universitaire 2024-2025.

Prenant la parole, le secrétaire du SNES sortant, le Professeur Chrysal KENOUKON, a d’abord remercié et félicité toutes les personnes qui ont œuvré au succès du 11è congrès du premier Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNES) dans notre pays.

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Tour à tour, il s’adressera à ses collègues du bureau sortant avant de convier les membres du bureau entrant à travailler d’arrache-pied afin que les nombreux défis qui attendent le plus vieux syndicat du supérieur dans notre pays trouvent enfin de solutions adéquates et durables pour le bien-être de leurs collègues enseignants du supérieur. « Aux membres compagnons d’infortune du bureau sortant, je vous remercie pour tous les sacrifices consentis à mes côtés » lancera-t-il à ses collègues du bureau sortant. Se tournant vers les membres du nouveau bureau, il fera savoir ceci : « à tous les heureux élus du nouveau bureau, je vous adresse mes chaleureuses félicitations et vous souhaite assez de courage et beaucoup d’énergies positives pour affronter avec succès les nombreux défis à relever. Je voudrais d’emblée préciser que la tâche ne sera pas facile. Le Professeur KENOUKON n’a pas occulté la situation catastrophique du SNES en matière d’archives et de documentation. Notre syndicat a fonctionné jusque-là sans une conservation digne de nom des archives, dira-t-il.

*Les questions d’éthique et de déontologie*

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« Je voudrais à présent m’adresser à la délégation chargé du contrôle de l’éthique par rapport au recrutement et au reclassement pour demander aux collègues qui sont dans ces commissions d’être suffisamment vigilants pour ne pas tomber dans le piège des calomnies surtout à la veille de renouvellement des mandats des directeurs et directeurs adjoints des Unités de Formations et de Recherches (UFRs). Nous avons déjà vu comment des gens ont accusé leurs collègues faussement alors que c’était juste pour les empêcher d’être candidats aux postes, a relevé le nouveau patron du SNES.

*L’invite du nouveau SG à un enseignement de qualité*

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Aux collègues qui sont dans les amphithéâtres, je les exhorte à bien remplir leurs missions de recherche et d’enseignement et surtout à respecter les règles d’éthique et de déontologie qui s’imposent à notre profession. Parce que s’ils ne l’ont pas, ils vont rendre à nous, leurs représentants, la tâche difficile, ce rôle de défense de nos intérêts matériels et moraux. Pour finir, nous tenons à dire au gouvernement que nous continuons d’attendre de meilleures conditions de vie et de travail pour pouvoir assurer une meilleure formation de la relève sur tous les plans et compétir avec nos collègues d’ailleurs afin de mieux contribuer au développement économique et social de notre pays,

Un membre de l’ancien bureau a par ailleurs plaidé afin que le bureau entrant puisse travailler la main dans la main avec le bureau sorti pour un rayonnement sans faille de la lutte syndicale au niveau de l’enseignement supérieur s’agissant bien entendu de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants du supérieur. La question de la mise ensemble de l’unité syndicale à travers la mise sur les fonds baptismaux d’un grand Creuset pour ne pas dire une fédération syndicale de tous les syndicats de base au niveau supérieur pour une lutte plus engagée car l’union fait la force » a-t-il fait savoir. En lieu et en place des cinq ou six structures actuelles au niveau du supérieur, il a plaidé pour que des réflexions soient engagées pour la mise ensemble des structures actuelles à travers de grands regroupements syndicaux pour aboutir à défaut d’un grand creuset, à au plus deux structures plus représentatives. De belles propositions ont aussi été faites pour la mobilisation des ressources financières en vue d’un règlement optimal des nombreux défis qui attendent le SNES.

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Il faut ajouter que le SNES n’a pas de bureau pour qu’on évoque la question de son équipement et de son administration. Face à une telle situation, une petite bibliothèque d’archives syndicales s’avère nécessaire.

Le premier défi à relever par le nouveau bureau est donc la reconstitution des archives et la mise en place d’une bibliothèque syndicale.

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Les questions importantes et qui sont pour l’instant urgentes sont celles de revendication et celles liées au fonctionnement du bureau. Les revendications en instance sont nombreuses. Les plus importantes ont pour noms :
– sur le plan institutionnel, les questions de pénurie liées au dysfonctionnement des réformes universitaires ; la question de recrutement des enseignants ; la question d’asphyxie financière des entités universitaires qui n’arrivent pas à fonctionner normalement à cause de la centralisation à outrance des ressources universitaires ; la question d’autonomie enlevée aux universités publiques ne donnant pas la moindre marge de manœuvre, etc…

– sur le plan de la motivation notamment du personnel enseignant, la question du 1.25 abusivement refusée aux enseignants du supérieur, la question du 1.20 concernant la valorisation de la fonction enseignante, la question de quota de reclassement après l’inscription des collègues sur les différentes listes de Centre Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES)…

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Après la transmission d’une telle liste de revendications, l’on peut affirmer sans aucun risque de se tromper que la tâche ne sera pas du tout facile pour le bureau entrant.

Signalons pour finir que le Professeur SOHOUDE Kuessi Marius est Maître de Conférences en Etudes Germaniques à la Faculté des Lettres Langues Arts et Communication.

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