《C’est à nous de savoir que nous devons tenir compte d’eux dans les désignations que ce soit du côté de l’opposition comme celui de la majorité présidentielle. 》 , propose l’élu du peuple
Au cours des débats généraux au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo ce vendredi 21 juin 2024, le député Natondé AKÉ a rassuré les syndicalistes avant l’adoption de la loi organique du Conseil économique et social (CES). Pour le président du groupe parlementaire « Union Progressiste le Renouveau », le législateur est dans ses prérogatives et entend donner les moyens au CES afin qu’il joue au mieux son rôle constitutionnel. Tout en reconnaissant le rôle crucial que ces syndicalistes jouent dans l’arsenal social de notre pays, il a invité ses collègues à tenir compte d’eux dans les désignations.
Lire ci-dessous l’intégralité de son intervention.
《…M le Président de l’Assemblée nationale, je voudrais faire remarquer que le Conseil économique et social (CES) est la seule institution de la République qui, depuis 1992, n’a jamais fait objet de réformes. Nous avons revu la loi organique de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la communication (HAAC). Nous avons revu la loi organique de la Cour suprême et même la loi organique de la Cour constitutionnelle a été revue. Pourquoi la loi organique du CES ne doit pas être revue? Je pense que c’est important de saluer la commission qui a pensé qu’il faille sortir des tiroirs ce projet de loi qui est là depuis 20 ans. Maintenant j’inviterais tous les collègues s’ils veulent que notre arsenal juridique permette effectivement au CES de notre pays de jouer un rôle encore plus utile que ce qu’il joue jusque-là, de faire des amendements et des propositions pour aller dans le bon sens parce que tout le monde remarque que c’est la seule institution qualifiée de « budgetivore ». Moi je dirais plutôt l’institution qui a eu le moins d’occupations dans notre pays et pourtant elle est alimentée par l’argent du contribuable. Ii faut que désormais le CES joue son rôle. Et bien dans les amendements, j’ai vu que la condition environnementale a été proposée pour être ajoutée. C’est une très bonne chose à moins que comme ce n’est pas prévu directement dans la constitution qui en définissant les conditions du CES, n’a pas parlé de question environnementale, qu’on nous dise qu’aujourd’hui qu’on n’a pas le droit de mettre la question environnementale surtout quand on sait que dans toute la sous région et même dans le monde entier, ce n’est pas CES, c’est Conseil économique, social et environnemental (CESE). Et bien M. le Président, nous sommes entrain de faire œuvre utile. C’est vrai que la Constitution de 1990 révisée a dit que c’est les avis que ce conseil donne. Mais le conseil peut même s’auto-saisir de certaines questions. Si tel est le cas, pourquoi le conseil ne peut-il pas aller au contact des réalités socio-économiques de notre pays ? Le CES tel que je le vois, est l’Assemblée des forces vives. Ce n’est pas seulement ce qu’on pense quand on dit social, cela ne se réduit pas à nos amis syndicalistes. Je suis d’accord que les syndicalistes sont des partenaires sociaux qui jouent un rôle important dans l’arsenal social de notre pays mais c’est à nous de savoir que nous devons tenir compte d’eux dans les désignations que ce soit du côté de l’opposition comme celui de la majorité présidentielle. Si nous avons un ou deux à désigner, pensons à désigner des représentants de nos centrales syndicales pour que cette partie des forces sociales soit membre du CES. Sinon tout ce qui a été mis dedans, les représentants de la Chambre d’agriculture, les artisans et tous les autres, je pense que c’est ça les forces vives. La Chambre du commerce et d’industrie du Bénin qui produit la richesse, et au niveau de certaines organisations, il y a aussi même des centrales syndicales qui sont représentées. Je pense qu’en votant le texte, on ne les exclut pas. C’est à nous politiques d’être conscients que dans les désignations que nous allons tenir compte d’eux. Maintenant si on les défend aujourd’hui et que demain, nous acceptons quand même de désigner des personnes dans les institutions et que nous ne les désignons pas, eux-mêmes comprendront ceux qui sont pour eux et ceux qui ne le sont pas. Je vous remercie…》

