(Elle est libérée et placée sous Convocation.)
La crise née à la mairie d’Adjohoun suite à la suspension du contrat de travail de la secrétaire exécutive par le maire vient de prendre une autre tournure. Après les auditions à la brigade économique et financière, le dossier est transmis au parquet spécial de la Criet. Au terme des débats la SE est poursuivie sans mandat de dépôt par le parquet spécial de la Criet pour abus de fonctions et elle sera jugée le 23 janvier 2025. Et conformément aux dispositions de la loi portant code pénal en République du Bénin, elle encourt des peines d’emprisonnement et d’amandes. Ce qui signifie que le motif de refus de la révocation de la SE d’Adjohoun par le préfet de l’Ouémé selon les dispositions de l’article 144 souffre de légèreté. Car conformément aux dispositions de l’article 119 de la loi portant code de l’administration territoriale, » constitue une faute lourde tout fait réprimé par la loi pénale et constitutif d’une atteinte à l’honneur ou à la probité ».
Les faits
Il faut le rappeler, la SE de la mairie d’Adjohoun est poursuivie devant la Criet pour trois faits.
Elle a pris une somme de 500.000f d’un donateur pour forage à la mairie qu’elle a dissipée. Par ailleurs, il y a une affaire de 600.000f des partenaires destinés aux frais de fonctionnement d’un comité de gestion qu’elle a utilisé pour réaliser des photos des anciens maires de la commune d’Adjohoun. Le troisième fait est relatif aux sous issus des réformes d’engins qu’elle a arraché à la caissière de la mairie et qu’elle a remboursé des mois après suite à l’interpellation de la caissière par le commissariat de l’arrondissement d’Adjohoun sur instructions du maire.
En tout cas, des heures chaudes sont en perspective pour la SE et il faut croiser les bras et attendre le 23 janvier 2025, date de l’audience à la Criet.
*Correspondance particulière*

